Le four à chaux

Le Four à Chaux


D'après les documents dont nous disposons, notamment un extrait d'un plan d'usine est daté de 1921 dans lequel on voit que le Four à chaud est dégagé sur 3 côtés (voir plan ci-joint) au lieu de 2 aujourd'hui.

Le métier des "Chaufourniers" était très dur et surtout très nocif pour la santé. Le chargement au gueulard (par le Haut) était pénible physiquement, en revanche, le défournement ajoutait la dangerosité  pour la santé à la pénibilité.

Les blocs de chaux vives obtenues à la base du Four étaient soutenus par une grille, et le déchargeur devant, à l'aide d'un crochet, allait chercher ses blocs pour les faire tomber sur le seuil et les charger ensuite dans des brouettes.

Ces blocs étaient très chaud, dégageait une chaleur intense et étaient très très corrosifs et la respiration des fines particules de chaux brulait littéralement les poumons. Chacun sait l'effet de la chaux vive sur les matières organiques.

Il leur fallait donc constamment se protéger, mais on sait comment cela se passait un peu partout dans les usines. la préoccupation n'était pas du côté de la santé, mais de la productivité, pas de perte de temps, donc de constantes imprudences. On ne faisait pas de vieux os au Fours à chaux de cette époque. Il faudra attendre l'après guerre (1945) pour qu'apparaisse une mécanisation permettant d'éviter aux ouvriers un contact trop direct avec les particules de chaux vive.

La Chaux était apportée encore chaude jusqu'à des bassins où elle était arrosée pour se transformer en chaux éteinte aux caractéristiques chimiques différentes et propre, après broyage en fine poudre, à entrer dans la composition des ciments, notamment du ciment de laitier, constitué d'un mélange de 30 % de chaux éteinte et de 70 % de laitier granulé