Histoire de Saulnes

  • Château Marc Raty - 1905
  • Cités ouvrières
  • Coopérative rue Rougeleck
  • Départ des chevaux pour la mine
  • Inauguration de la piscine 2
  • Renfort de Troupes lors des grèves de 1905
  • Harmonie ouvrière de Saulnes
  • Inauguration de la Piscine
  • Infirmerie et Ecole Ménagère
  • La grotte
  • Appel des Hommes âgés de 17 à 45 ans par les Allemands
  • Les Cités
  • Les premières Cités
  • Cité des Vauziers
  • Plan de Saulnes Historique
  • Pont de la Côte Rouge, route d'Hussigny
  • Pont du Train de la Mine, Rue de Rodange
  • Procession de communiants
  • Vestige de la Mine, Concasseur

Saulnes, jusqu'au 13ème siècle, faisait partie de la prévôté de Longwy

 NOTES HISTORIQUES DIVERSES

Le territoire de Saulnes a probablement été habité dans les temps préhistoriques, car une hache en silex taillée a été trouvée sur les lieux, il y a quelques décennies.

 Période gallo-romaine de 54 av. J.-C. au 5e siècle

Non loin de Saulnes, en 54 av. J.-C., se trouvait un camp, sur le plateau du TETELBIERG, plus communément appelé TITELBERG. Cet oppidum gaulois ou VICUS GALLO-ROMAIN, était occupé par les trévires qui y séjournèrent durant qua­tre siècles.

De nombreuses pièces de monnaie romaines et gauloises retrouvées à cet endroit (encore de nos jours) le confirment.

1231 On trouve SOENES une première fois citée dans une charte au sujet d’une dîme.

1246 Mathieu II Duc de Lorraine, relate la vente faite par Théodore du Mont- Saint-Martin au couvent du Saint-Esprit de Luxembourg, de 2/3 de dîmes de SONES (Acte de Mathieu n° 302, Meurthe et Moselle H 338).

1280 Dans la charte d’affranchissement de Ferry III, Duc de Lorraine, il est fait mention de la rivière de SOUNES.

1439 Clesse Mussey, Seigneur de SOFNES,fut receveur à Longwy et clerc juré de Marville.

1458 Clesse Mussey acheta à Fery de Serpigny et demoiselle de la Neuville sa femme, leurs parts dans la seigneurerie de SOFNES accompagnées du droit de collation.

1464 Clais Mousset fait remise à la Chambre des Comptes de Bar, et le dénom­brement des biens qu’il y tient en fief à la châtellenie de Longwy, de un quart dans le terrage de SOFNES, les mines rapportant 300 livres de fer chaque an, et un porc gras sur le moulin de SOFNES, avec 18 bichets de bled.

1593 Déclaration des coutumes, statuts et privilèges de SONNE la haute.

Orthographe de SAULNES au cours des siècles

1231 SOENES
1280 SOUNES
1309 SONE
1324 SEONE
1337 SONES
1380 SONNES (Mussey)
1458 SOFNES (Les vieilles forges du Pays de Longwy)
1474 SOSNES
1684 SAUNE (Carte de Vauban)
1789 SOSNE-BASSE

ETYMOLOGIE 

L’origine du nom n’est mentionnée dans aucun écrit officiel connu. Cependant plusieurs versions ont été avancées par divers historiens, nous les citons sous toutes réserves.

Selon A. DAUZAT dans son dictionnaire étymologique des noms et lieux de France : SAULNES : SALINA (villa) du nom d’homme gaulois SALINUS - avec Suff. ACUM, SAULNY (SALNEI) 1157 avec Suff. ASCUM : SAULNOT.

Selon THOMAS et PIGNAUX (Instituteurs à Saulnes) dans la monographie des communes de 1888. SAULNES - SONNES adorateurs du soleil.

Dans une étude sur le sel en Lorraine au début du siècle, on relève ceci : « Sur le plateau Lorrain s’étend le Saulnois, le pays du sel, de temps immémorial, il a attiré les hommes, les Romains y recueillaient l’eau des sources salées. » Cer­tains « Saulnois » voient donc là une corrélation avec l’origine du nom de SAULNES car le sel a été trouvé en abondance dans les mines.

Selon A. TARNUS - SONE : en ancien français : situation d’exception.

Nous pouvons, écrit-il, accepter cette explication car la situation territoriale de Saulnes fait vraiment exception. Rappelons que le territoire de Saulnes la Basse appartenait entièrement aux Seigneurs de SOLEUVRE ainsi qu’une partie de Saul­nes la Haute, mais les habitants de Saulnes la Haute devaient payer les imposi­tions à la prévôté de Longwy. En 1602 les impositions de Saulnes-Basse reviennent à Longwy, mais son territoire est toujours la propriété des Seigneurs de Soleuvre.

Démographie

1443 : SONE-HAUTE 22 feux SONE-BASSE 7 feux 1473 9 feux 1495 4 feux 1531 4 feux 1585 12 feux
1646 : Inhabité (Guerre de 30 Ans) 1687 20 habitants
1698 : 8 laboureurs - 13 manœuvres - 4 veuves - 25 maisons et 11 masures
1716 : 20 foyers
1739 : 26 foyers
1789 : Saulnes-Basse 19 feux 82 habitants Saulnes-Haute 35 feux 142 habitants
1838 : 412 habitants
1852 : 486 habitants
1866 : 474 habitants
1885 : 1.611 habitants

Les registres d’état-civil donnent :

 

Naissances

Mariages

Décès

de 1853 à 1863

149

21

102

de 1863 à 1873

156

45

149

de 1873 à 1883

394

79

248

 

1896

 : 1 847 habitants

1954 :

3 531 habitants

1900

 : 2 155 habitants

1962 :

3 725 habitants

1921

 : 1 662 habitants

1968 :

3 418 habitants

(conséquence de la guerre 14-18)

1975 :

2 953 habitants

1926

 : 2 494 habitants

1982 :

2 813 habitants

1936

 : 2 415 habitants

1990 :

2 500 habitants environ

1946 : 2 360 habitants

1999 : 2 454 habitants

2006 : 2 358 habitants

2011 : 2 351 habitants

 Statistiques scolaires

1865      88 élèves
1872    115 élèves
1877    121 élèves
1888    364 élèves
1958 8 classes filles + 8 classes garçons 1972 8 classes filles + 8 classes garçons
1982 8 classes mixtes à l’école primaire 4 classes mixtes à l’école maternelle
1990 7 classes mixtes à l’école primaire 3 classes mixtes à l’école maternelle 

2015 5 classes mixtes à l'école primaire (127 Elèves) et 3 sections mixtes (70 Elèves) à l'école maternelle

Saulnes d'autrefois

Jusqu’au 9 avril 1792 SAULNES était divisé en deux parties : Saulnes-Basse Saulnes-Haute. Par délibération communale le 9 avril 1792 elles sont regroupées en une seule commune. Son orthographe définitive « SAULNES » en est arrêtée le 19 septembre 1830.

Saulnes, jusqu’au siècle dernier, n’était qu’un modeste village de quelques maisons ne comptant pas plus que 400 habitants ; les principales ressources étaient fournies par la culture, l’élevage, un peu de vigne et un embryon de travail du fer.

La démographie témoigne de sa faible importance jusqu’à l’essor de la sidérurgie.

Cette vocation sidérurgique remonte cependant au 14e siècle. GUYOT, dans son étude sur les vieilles forges du pays de Longwy, 1912, le relate.

1350 Saulnes a possédé une forge à eau dans la seconde moitié du 14e siècle. 1400 Les éléments manquent pour déterminer la date exacte de son érection, mais son existence se confirme par les notes suivantes :

1474 Dénombrement de dame CONDETER au Duc de BAR à SOSNES : 3 bichets de bled sur la forge, à cause que l’eau ne court sur mon héritage (Bibliothèque Nationale Lorraine n° 612 § 31).

1516 Antérieurement à la création de la forge de Herserange, le fer de la forge de SOSNES était fourni à la platinerie de MOULAINE.

1545 La forge de SOSNE près de Herserange et la fonderie du même lieu sont ruinées et abandonnées faute de minerai suffisant dans les environs (Archive de la Meuse).

1646 Le village de SAULNES est inhabité depuis les guerres, la forge de la Sauvage est ruinée (Guerre de 30 Ans).

1650 Le Haut-Fourneau de la Sauvage a été rebâti (Meurthe-et-Moselle B 662 8).

1817 II existe sur le territoire de Saulnes une mine de fer qui s’exploite par galeries et alimente le fourneau de la Sauvage.

La vallée de la Sauvage

tient sa légende d’une femme vivant à l’état sauvage, habitant seule sur ces lieux. Elle n’était vêtue que de ses seuls cheveux, ses ongles étaient longs comme des griffes, elle s’en servait pour tuer le gibier qu’elle forçait à la course, ou les mou­tons qu’elle volait dans les champs.

Elle demeurait dans une cavité du vieux rocher de CROSNIERE. La légende veut qu’à sa mort l’enfer lui refusa l’entrée. Elle redescendit sur terre où elle se manifesta dans la région, effrayant les populations. Elle fut exorcisée grâce aux bénédictions de saint DONAT et de la Vierge dont les effigies furent ensuite disposées dans la grotte du rocher.

Histoire Sidérurgique et Minière (Voir rubriques Mine et Usine dans Histoire de Saulnes)

 La Première et la Seconde Guerre Mondiale (Voir Rubriques dans Histoire de Saulnes)